Lassitude, ce soir, désespoir de la solitude, une escapade pour oublier d’aller mal, une escapade pour vivre autrement la vie.
Lassitude et fatigue, de l’esprit, cette nuit, je me rends compte que ça y est, malgré moi, ou pas, je suis rentré néanmoins dans cet engrenage de vie quotidienne, sans surprise et sans saveur.
Fatigue, au crépuscule du monde, marre d’avoir une journée superficielle, sans réelle chose importante, constituées de millions de petites choses importantes.
Fatigue et nostalgie, de l’envie de tout recommencer,d’effacer les erreurs du passé, refaire la même chose sans doute, mais en mieux, ou plutôt en moins pire.
Nostalgie, de vous tous, fantômes de mon cœur et de mon esprit, vous que j’arrive à oublier le jour, vous qui me hantait la nuit.
Nostalgie et abandon, de ce passé qui semble si loin, de ma vie qui semble déjà si vieille, de ce désespoir qui semble si grand, de ce futur qui semble si trouble, de tous ces faux-semblants.
Abandon, de soi, ou peut être du reste, questionnements, sur ce chemin de vie, si hasardeux, sans but visuel ou concret autre que dans mon esprit.
Abandon et sanglots, pour lui que je côtoie, ce triste monde, où six milliards d’individus n’ont pas besoin de moi.
Sanglots, de ne pas comprendre vers quoi je vais, mais aussi, vers quoi nous allons tous, envers quoi nous ne luttons pas, en quoi nous finissons.
Sanglots et peur, du monde, qui ne bat pas au rythme de mon cœur, de mes rêves, de mes espoirs, de la vision que j’ai de lui.
Peur, de terminer comme je ne le désire pas, de finir comme j’en ai tellement souffert, de ne plus me réveiller moi, ou là.
Peur et moral, conjuguant la vie au rythme des fautes d’accords du monde, entrainant les inégalités dans les notes des devoirs de la vie.
Moral, hésitant, changeant, lunatique, effrayant et effrayé,tombant un jour au plus profond fond des chaussettes, pour ensuite se relever plus haut que tout, même du ciel.
Moral et espoir, car cette dernière association se doit de perdurer, de perpétuer, de continuer à vivre et me permettre de vivre aussi,encore et toujours.
Espoir, pour penser qu’un jour, enfin, je puisse être satisfait de tout, qu’un jour, enfin, je puisse être heureux d’un rien.
Je vais mal. Car le monde Dans lequel je vis Va mal.
Les concepts De paix et de respaix Sont devenus obsolètes, Comme datant d’un vieil âge.
Maintenant
Nous sommes Dans la société de consommation. A trop consommer, Nous méprisons notre Terre, Mais aussi nous même. Car je vous rappelle Que nous vivons Grâce à elle.
Maintenant
Nous sommes Dans la société capitaliste. Où on ne cherche plus Qu’à avoir des biens. Pour nous. Mais nous n’en avons Jamais assez. C’est le concept même Du capitalisme et des marchés. Alors, habilement et surtout Très inégalement et illégalement, On s’arrange pour prendre Les biens de notre entourage. Vous savez bien, L’enfer c’est les autres. Alors pas d’état d’âme.
Mettons-les à la rue, en plein hiver, Ces gens qui me doivent l’argent des loyers en retard.
Et je n’en ai rien à foutre Du fait que le mari Vient d’être licencié A la suite d’une décision Très calculée d’un dirigeant Pépère dans son bureau, au chaud, Qui a décidé de délocaliser Ses usines en Asie En Chine par exemple Où il est encore possible De traiter les gens comme des esclaves Les hommes comme de la merde, De la simple marchandise Comme tout le reste, Pour plus d’argent et Pour satisfaire les actionnaires.
Rien à foutre que ce mari, Père de famille, A la rue, désespéré, Avec deux jeunes enfants Et sans aucun avenir Décide De tuer sa famille Avant de retourner L’arme contre lui Et justifiant son geste En écrivant qu’il faisait cela Par amour pour ses proches.
Rien à foutre Tant que cela Ne se passe pas Devant chez moi.
Profits, Profits, Profits, Profits, PROFITS !
Nos dirigeants N’ont plus que ce mot là A la bouche. Et notre avenir ? Demande le peuple. Notre avenir ? Répond notre président Ah ça, Ce n’est pas envisagé Le seul but C’est que vous me donniez vos voix Pour que ce soit moi Qui puisse courir après les profits…
Je mets en ligne mes écrits, sans prétention et sans ménagement. En espérant, pas forcément vous plaire, mais au moins vous sortir pour quelques temps de l'ordinaire.
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