But she knew that this waiting would soon be finished.
Soon that would be finished …
Nine days being crossed since “disaster”. They had always believed that they can bring elements under control, purged from hostile conditions. They achieved to create an atmosphere, a bearable environment, where they can live. They use many inventions, they conditioned the planet. Martians lived by this control. But nine days ago they lost it.
Something or someone had open Pandora’s Box, for an unknown reason that no one will never know…
In the distance, fire electromagnetic storms appear.
Quickly, authorities had alerted Martians about this phenomenon. They can’t say how long that will be present on the planet, but not after many generations. Authorities don’t want to use the true words, like “irremediable”,“infinity”, “Martian catastrophe” or “destruction of Martianity”…
They were very clear on the two choices. The Mars's population had to leave the planet and never come back, or to stay... and die.
Mr and Mrs K refuse to leave: they can’t leave this place where they lived all their life, and their ancestors before them.
Slowly, she can see the first lightning who announces the incredible tempest that will soon come in this crystal house. This tempest, at the horizon, gives fear to Mrs K, but also a feeling of admiration. The phenomenon already brings rubbish from hot sands, electrical minerals components, and also pieces of Martians body.
Mars takes her rights back, sweep any non-natural presence from the surface, with the intention to start again evolution from his origin. This flood of fire and sand was going to take and destroy everything...
For more than three days already, the last shuttles had left the redplanet. There remained no more than a Martians' weak percentage on the planet, ready to confront the anger of this one. The most part had preferred running away, it was understandable.
But it was also comprehensible to want to stay, as MR and Mrs K.
She hears the storm now, a loud sound, blend of deafening flashes of lightning of sands, synthetic noise of the electromagnetic rain and the wind, especially, which slapped quite other sound.
Mr K approached to see this extraordinary show and puts his hand around Mrs K's hip.
Soon that would be finished …
Daddy where are you now Forgot about your vow? You promised you'd return and take me to Earth Did you have to fight that war What was it all for? The honor of one's name, what is it worth? I'm all alone - we're all alone My future's unknown - our future's unknown I reach out to the stars out here in my house on Mars Mother did you hear me cry? You never told me why You put me in this world of rock and dust No friends for playing games No foes who scorn my name Computerized machines of steel and rust Is this my home? - this is our home
This desolate dome - this desolate dome I call out to the stars: I'm alone in my house on Mars I'll never smell the ocean breeze I'll never climb the highest trees I'll never feel the burning sun I'll never meet my chosen one... in my house Daddy I forgive you now You could not keep your vow You will never return, I'll never see Earth My time has come - our time has come I'm emotionally numb - emotionally numb I'm headed for the stars, I'm leaving my house on Mars No friends in my house on Mars No foes in my house on Mars I was born in my house on Mars I will die in my house on Mars
Prostrée au milieu du rojiniwa, Sakunakahori avait envie de crier.
Elle qui d'habitude aimait se promener le long des jardins japonais immenses de la propriété, avait décidé se réfugier en plein cœur du plus calme et triste d'entre eux... Correspondant à ce sentiment inqualifiable qu'elle ressentait actuellement... Elle ne pouvait que pleurer et hurler sa douleur à travers la nature froide et figée.
Ce sentiment, parfaitement interdit par les codes de conduite sociaux et notamment l'amae, la rongeait depuis déjà un long moment. Mais ce serait le déshonneur de l'avouer à qui que ce soit, et encore moins de passer à l'acte... Lors de son éducation, par ses parents ou à l'école, on lui avait toujours enseigné que le suicide était proscrit depuis longtemps de la civilisation japonaise, que c'était l'acte le plus outrageux possible, le crime suprême perpétré contre soi-même...
Mais alors, comment expliquer, se demandait-elle, qu'elle ressente autant le besoin de mourir, de disparaître, de se supprimer de la vie, de ne plus exister... Sakunakahori devait, faute de mieux, refouler ce désir de mort, cette honte impardonnable de quitter le monde avant son heure, sans avoir fait quelque chose de sa vie, avoir apporter quelque chose au monde... Le Japon est le pays où il y a le moins de psychologues ou psychiatres, simplement parce que personne ne peut avouer ses démons intérieurs, ses réels désirs ou pensées. Il fallait être normé, comme tous les autres, et suivre la voie qui avait été tracé pour eux par d'autres...
Elle repensait à cette société occidentale qui se plaignait souvent d'une trop grande possibilité de choix. Elle hurlait de colère et d'impuissance. Si seulement elle aussi pouvait avoir le choix... Mais même la mort était interdite, elle aurait des conséquences sur tout son entourage, ses parents, sa famille, ses voisins, ses camarades de classes, ses quelques amies... C'était ainsi, elle devait se plier aux règles, il fallait penser à la communauté avant de penser à soi.
Un flocon tomba près d'elle, immédiatement suivi par une dizaine d'autres, légers, si blancs, si faibles et si éphémères, pensa t-elle. Le vent se leva, une brise renforça son frémissement, déportant légèrement les flocons de neige devenant de plus en plus conséquents.
Tremblante, Sakunakahori se releva et regarda le ciel sombre et pollué de la ville au loin, les arbres secs, les jardins d'hiver, les dernières feuilles, indices d'un automne passé, et ce ciel qui continuait à pleurer blanc de plus en plus fortement. Elle regarda à nouveau au sol, les flocons assombrissaient les galets de l'allée du jardin, remplaçant le gris caillouteux par un blanc virginal, masquant les signes de l'organisation de l'ikebana.
Alors Sakunakahori s'allongea par terre en grelottant, fixant le ciel, les doux flocons sa recouvrant lentement. Le froid n'était pas sa préoccupation, pas plus que le vent qui commençait à balayer le paysage d'hiver autour d'elle.
Elle aurait voulu être un flocon, se dit-elle, avant de doucement fermer les yeux. Être un simple flocon qui descend doucement du ciel, pour finir fondu, disparu à la première chaleur... Ou alors le vent, si puissant, qui fait vivre la terre... Ou encore être un jardin japonais, bien entretenu, calme et reposant, et enfin apaisé... En réalité, elle aurait voulu être tout sauf ce qu'elle était à présent.
Elle voulait perdre ce qu'elle avait désormais, elle voulait fondre comme le flocon de neige, elle voulait partir d'un souffle comme le vent, elle voulait la quiétude et la paix comme dans ce jardin en hiver... Elle voulait autre chose que la vie, elle voulait fuir sa société et ses responsabilités, de ses règles et de ses formalités. Elle voulait retrouver le néant et ne plus penser, elle voulait tant et tant...
En plein milieu d'un jardin japonais, au début de l'hiver, Sakunakahori s’endormit lentement, recouverte d'un doux voile de neige, que l'hypothermie délivra de ses soucis de la vie.
A la pâle lueur d’un réverbère,
elles se quittèrent et Sandra cacha ses sanglots dans l’obscurité profonde. La
lumière de leur séparation laissait place à la nuit glaciale, celle qui ne vous
présente que le mauvais coté de la vie. Qu’allait-elle devenir sans elle ?
Ce qu’elles avaient vécu n’était-il pas un lien incassable ? Alors
pourquoi avait-elle décidé de rompre cette relation ? Les clichés se
mirent en place et elle ne voyait plus de raisons de vivre. Son amour était
parti, engloutis par la nuit. Elle l’avait quitté et était parti de l’autre
coté, de son coté, le coté sans elle. Devait-elle se retourner et courir après
elle ? Elle savait bien qu’elle ne la retrouverait pas, c’était peine
perdue. Mais le profond désespoir qui habitait Sandra ne s’en fit que plus
virulent. Paris avait perdu bon nombre de ses lumières, seuls les grands axes
étaient désormais éclairés. A cette heure, de toute façon, personne n’était
dehors. Les rares quidams transgressant le couvre-feu s’affairaient à ne pas
tarder. Sandra était la seule à prendre son temps, tant le poids de son malheur
lui pesait sur les épaules. Elle trainait la souffrance de se retrouver seule
au monde. La seule femme qu’elle avait aimée avait à son tour disparue. Elle
longeait alors les quais de Seine, à l’allure d’un zombie, cherchant
désespérément une cause, un but, un point précis dans cet univers d’absence.
Elle s’arrêta sur le frêle pont des arts et chercha une réponse dans l’eau
sombre. Elle cru revoir son visage et voulu s’approcher. Sandra grimpa sur le
muret du pont et scruta intensément l’eau trouble. Une voix l’envouta, une voix
de femme, un seul mot, provenant d’une profondeur semblant abyssale, un simple
mot, une interjection, un ordre perçu comme un soulagement. S’arrêtant alors de
pleurer, elle esquissa un bref sourire avant de sauter. Elle tomba sans
réellement s’en apercevoir. Au contact de l’eau, elle rabattit ses bras comme
pour enlacer quelqu’un. Elle s’enfonça profondément dans l’eau et prit alors
conscience qu’elle avait été dupé par une chimère. Elle voulu crier, mais dans
sa bouche, l’eau glaciale entra immédiatement. Elle chercha par tous les moyens
à expulser l’eau dans sa bouche, de chercher un moyen de respirer. Mais elle
avait déjà commencé à avaler l’eau, elle se noyait. Dans un dernier éclat
d’esprit, elle rassembla toutes ses forces pour bouger son corps et remonter à
la surface. Mais déjà elle s’enfonçait, se sentant si lourde, si froide, si
dure. Était-ce le désespoir qui l’avait poussé à sauter ? Elle jura que
non, sombrant dans les eaux noires de la Seine, persuadé d’avoir entendu
« Viens » lorsqu’elle était sur le pont. Le reste avait été
inconscient. L’inconscience avait triomphé sur la conscience, elle avait gagné
la vie de Sandra et par là même sa propre mort. Sandra ne fut jamais retrouvée.
Mais parfois la nuit, lorsque l’éclairage commence à manquer, certaines
personnes affirment qu’un fantôme apparaît à l’unique lampadaire de la rue,
cherchant désespérément quelque chose, une présence qui n’existe pas, puis ensuite
ce fantôme s’enfuie doucement vers les quais avant de disparaître
progressivement…
Je vous demande pardon, lectrice, lecteur, pour mon petit silence. Il me faut vous conter l’étrange aventure qu’il m’est advenu il y a de nombreux jours et qui explique mon retard dans la mise en ligne de ce billet. Pour bien vous narrer toute l’histoire, il me faut remonter douze jours en arrière.
Dernièrement, je fus convié à une soirée mondaine, à la grise capitale - ou plutôt obligé d’assister ! - puisqu’elle était organisée par mon éditeur en l’honneur de mon dernier roman. (Vous remarquerez la subtile publicité que je viens de me faire). Il faut vous dire que je hais les soirées mondaines. Tous les gens présents étaient soit des connaissances, des proches et des gens du métier, qui se félicitaient de me connaître, moi et mon succès, ou alors des figures littéraires en vue qui prenaient le soin d’être présentes mais qui n’hésiteront certainement pas à m’assaillir de critiques massacrantes.
Je distribuais donc les banalités d’usages que l’on attendait de moi, répondait aux idiotes questions habituelles « quand écrivez vous », « avec quoi écrivez vous », « sur quoi écrivez vous actuellement », auxquelles je confiais « uniquement le soir entre 18h30 et 19h15 monsieur », « j’écris uniquement avec un crayon fusain pointe numéro 7 sur des feuilles de papiers recyclées brunes madame », « j’écris en ce moment une étude historique sur le rôle des Illuminatis dans la destruction des peuples primitifs de Papouasie orientale mademoiselle »…
Bref, mon seul soulagement, c’est que je peux leur dire n’importe quoi, ces gens-là ne me lisent pas, ces gens-là ne s’intéressent à moi que pour ensuite dire « je connais untel, j’ai discuté avec lui la semaine dernière », ces gens-là sont simplement d’apparence et ne m’intéressent pas. Mais je me dois de rester présentable devant ces gens-là, car cela fait parti du jeu.
J’étais donc là, en train de m’ennuyer mondainement, quand on m’a présenté Pierrick, un réalisateur talentueux entre autres, à peine plus vieux que moi, et qui ne savait pas plus que moi ce qu’il faisait là. Il avait reçu un carton d’invitation, sans doute par erreur, et n’ayant rien d’autre à faire, il était venu par curiosité. Il ne savait même pas qui j’étais, ce qui dans ce contexte précis, me fut un soulagement sans nom.
Nous avons commencé à discuter ensemble et je me suis pris d’affection pour lui. De plus, Pierrick ne me parlait pas de littérature, ce qui me réconforta grandement. Je ne saurais vous dire exactement par quel fil de la vaste discussion que nous avons eu nous en sommes arrivés à ce sujet-là, mais en revanche, je me souviens de chacun des mots de l'histoire qu'il me raconta, tellement elle me marqua.
Pierrick était parti, il y a peu, se ressourcer loin de tout, dans une petite ville du Massif Central. La route avait été longue depuis Paris et il arriva vers la fin de l’après midi dans ladite ville. Fatigué et courbaturé par le voyage, il s’était directement mit en quête d’un hôtel pour réserver plusieurs nuits.
La ville était très silencieuse et Pierrick remarqua vite que les rares voitures qu’il pouvait voir étaient toutes à l’arrêt, toutes étaient des voitures étrangères à la ville, sans doute des touristes se dit-il. Étrange néanmoins qu’aucune voiture n’était immatriculée du département.
Sans s’en soucier d’avantage, Pierrick remarqua que malgré l’absence de voiture dans les rues, la ville n’était pas déserte pour autant. C’était même l’inverse : il y avait vraiment une grande foule dans les rues de la ville. Du monde partout, mais alors vraiment partout.
C’est alors que Pierrick prit conscience de l’étrange phénomène. Il roulait prudemment, avec l’intuition qu’il y avait un petit quelque chose d’étrange dans cette ville, quand deux passants traversèrent devant lui sans prévenir, l’obligeant à freiner sèchement pour éviter l’accident. Or ces deux personnes ne s’étaient nullement arrêtées, il semblait qu’elles n’aient même pas remarqué la présence de Pierrick. Elles avaient la tête en l’air, les yeux rivés vers le ciel.
Assez surpris, Pierrick sortir de son véhicule et essaya de suivre les deux passants pour avoir une explication. Il était préoccupé par son incident et ne remarqua donc que tardivement que toutes les personnes autour de lui ne s’étaient absolument pas préoccupées de lui, que toutes avaient la tête en l’air, regards envoutés par le ciel.
Pierrick resta perplexe, regarda à son tour dans le ciel et fut subjugué. Selon ses mots, il n’était pas possible de décrire ce qu’il y avait dans le ciel, la seule chose qu’il a pu me dire c’est qu’il n’avait regardé que quelques secondes qui lui avaient parues être éternité et qu’il avait eu beaucoup de mal à baisser les yeux, à se reprendre. Il m’a dit avoir éprouvé une paralysante envie de rester à regarder le ciel comme tout le monde autour de lui. Il se sentait léger, complètement en dehors du monde des hommes, il se sentait élément parmi les éléments, il sentait qu’il allait s’envoler.
Pierrick a pris peur de ce phénomène, il a couru à sa voiture, se cala au fond de son siège pour ne pas voir le moindre bout du ciel et pris rapidement la poudre d’escampette sans se retourner. Une fois plusieurs kilomètres parcourus, il ne pouvait plus s’en empêcher, il s’arrêta sur le bas côté et sortit regarder encore une fois le ciel. Cette fois-ci, le ciel était parfaitement banal, il n’y avait plus du tout ce côté envouteur et hypnotique qu’il avait pu ressentir auparavant.
Après avoir longuement regardé Pierrick dans les yeux pour essayer de voir s’il ne se moquait simplement pas de moi, j’ai compris qu’il disait vrai. Je fus submergé de questions. Celle que je réussi à formuler fut de savoir comment il était possible de faire quoique ce soit, d’aller où que ce soit, tout en restant la tête plongée dans les nuages. Le visage de Pierrick s’adoucit d’un seul coup et il me répondit que la réponse devait être écrite dans le ciel.
J’avais du mal à prendre au sérieux cette histoire, j’ai donc demandé à Pierrick de me dire où se trouvait cette étrange ville où les gens regardaient sans cesse en l’air… Et je suis allé voir par moi-même.
Voilà la raison de mon absence, j’ai découvert quelque chose d’absolument impossible à vous décrire, malgré tous les mots que je possède. Cela est unique, cela est apaisant, cela existe bel et bien. Je suis revenu ici écrire cette histoire, mais il ne fait pas l’ombre d’un doute que je vais y retourner dès que je vous aurais achevé mon récit. Je n’ose vous dire où se trouve cette ville, je préfère garder le secret, par peur que vous non plus, vous ne puissiez plus en repartir la tête sur les épaules et non dans les nuages.
Remis de ses émotions, Pierrick a tenté de faire comprendre ce que nous avons pu ressentir dans cette fameuse ville...
« Inquiétant vol dans la
base de Corbas, dans la région de Lyon, où lors d’une vérification de routine, la
disparition de 28 kilos d’explosifs a été découverte. Une enquête officielle a
été ouverte. D’après les premiers éléments de l’enquête, il semblerait que le
vol puisse dater d’il y a déjà plusieurs semaines. Les explosifs volés sont des
dérivés d’explosifs puissants, de type semtex ou C4. Néanmoins, ce vol est un
acte isolé et n’est pas en soi dangereux, les explosifs étant inutiles sans
détonateur. Mais cela relance le débat sur l’insécurité en France… »
Journal télévisé
TF1
09/12/08
Troisième sujet
« On apprends la
disparition d’une grande partie de l’équipement anti-gaz des pompiers de Paris,
dans le 15ème arrondissement de la capitale. La découverte de cette disparition
a eu lieu cette après midi, lors d’une intervention anodine. L’équipement était
entreposé dans un des camions, dans un compartiment sécurisé. Il n’y a aucune
trace de fracture dans le camion, ni d’effraction dans la caserne. Les
enquêteurs supposent que le vol ne remonte qu’à quelques jours. En effet, lors
de la dernière inspection du matériel, au début du mois, tout était encore en
place. Ce vol rassemble plusieurs dizaines de masques à gaz, de protections
contre les attaques chimiques et bactériologiques, ainsi que du matériel de
détection très couteux qu’il sera difficile de remplacer. Le préjudice subit
est estimé à plusieurs milliers d’euro. Selon le capitaine de la caserne, le
matériel volé a sans doute été envoyé dans les pays de l’est, où la traçabilité
de ce genre d’équipement devient rapidement désuète. Une enquête officielle a
été ouverte… »
Journal télévisé
Régional
France 3
04/02/09
Deuxième sujet
« Audacieux vol, découvert ce
matin, à la caserne Chanzy, au Mans. Depuis le redécoupage de la carte
militaire, décidée par le gouvernement et les différentes restructurations de
la caserne depuis juillet dernier, l’armée avait décidée de déporter ses
effectifs du Mans, où les installations étaient vétustes, vers la caserne
d’Angers. La caserne devait être abandonnée la semaine prochaine. C’est lors
d’une vérification du stock de la caserne que les autorités militaires ont
découvert la disparition de nombreux détonateurs de toute sorte, allant du
détonateur télécommandée à détonateur thermique ou encore de mouvement. Les
autorités ont ouvert une enquête officielle. Le ministre de la défense se
réserve de tout commentaire mais attends les conclusions de l’enquête en cours
avant de se prononcer… »
Journal télévisé
France 2
27/05/09
Premier sujet
« Un vol spectaculaire a eu
lieu, hier, dans le Finistère, où quatre camions transportant du gaz très dangereux
pour l’homme, ont tout simplement disparus. Les camions et leurs conducteurs
étaient attendus vers seize heures dans une usine de l’armée qui s’occupe de
traiter ce type de gaz, à Ouessant. La disparition des camions et de leurs
conducteurs est d’autant plus étrange qu’un important dispositif de sécurité
accompagnait ce type de convoi. Chaque camion était parti de différents
endroits, accompagné de deux voitures discrètes et suivant un plan de route
prédéfinis. Les autorités ne s’expliquent pas encore ces disparitions. Les
voitures qui convoyaient les camions les ont d’abord perdu de vue, puis n’ont
pas été capable de retrouver leurs traces. Le gaz dérobé est le Sarin qui est
extrêmement dangereux pour l’homme, mais ce qui inquiète les militaires, c’est
que ces gaz sont facilement transformables en aérosols mortels pour l’homme. La
quantité dérobée est conséquente car le gouvernement a annoncé ce midi le
passage en niveau orange du plan Vigipirate. Ainsi, tous les lieux publics sont
désormais surveillés, les gares et les aéroports subissent des contrôles encore
plus poussés. La gravité de ce vol amènera le chef du gouvernement à se
prononcer officiellement dans les heures à venir… »
Journal télévisé
Toutes chaines confondues
14/07/08
EDITION SPECIALE
« Sur place, Denis Beaulé, notre
envoyé spécial, sur les Champs Elysées, où je vous rappelle qu’il y a quelques
minutes encore, des explosions ont eu lieus :
-Oui, David, je me trouve à six rues des Champs Elysées,
le périmètre est bouclé par les forces de l’ordre. Il nous est impossible de
nous approcher davantage. Selon le porte-parole de la police, les explosions
ont propagé des gaz nocifs, et avec l’aide de l’armée, les forces de l’ordre
évacuent le secteur. Les informations nous parviennent au compte goutte mais
elles sont toutes alarmistes. Il semblerait que plusieurs engins explosifs
aient éclatés il y a quelques minutes, tout au long des Champs, pendant le
défilé annuel du 14 juillet. Selon certains témoins, il est question de plus
d’une dizaine d’explosions, tout de suite accompagnées de vaporisation de gaz.
Partout, c’est l’agitation et la panique. Les services de secours sont
débordés, toutes les ambulances s’élancent pour sauver les blessés. Le masque à
gaz semble être de rigueur. Malheureusement personne ne peut précisément nous
dire ce qu’il s’est passé, mais déjà de nombreuses personnes murmurent le mot
attentat. Aucun journaliste ni civil n’est autorisé à dépasser le périmètre… Ah
attendez David, nous venons de recevoir une brève note d’information, elle
émane porte parole du gouvernement. Je vous la lis directement « Ce matin,
lors du défilé, à exactement onze heures, vingt et un appareils explosifs ont
sauté sur les Champs Elysées. Ils étaient placés dans les bouches d’égout, tout
au long de l’avenue à la même distance d’intervalle. L’explosion de ces bombes
ont libérés un gaz toxique encore non identifié mais qui a achevé une grande
partie des personnes blessées se trouvant sur l’avenue »… Oh mon
dieu ! … « L’action n’a pas encore été revendiqué mais le nombre de
mort et de blessé est important. » … Oh mon dieu, c’est pas vrai !
« Le président de la république a été évacué de Paris mais se trouve dans
un état préoccupant, ayant été au contact du gaz. Le premier ministre, lui
aussi présent ce matin, n’a pas eu la chance de survivre. Le gouvernement et les
forces de sécurité française ont immédiatement placé le niveau violet du plan
Vigipirate. Tous les habitants de Paris doivent être évacués rapidement. Selon
météo France, le fort vent présent pourrait dissiper le gaz nocif dans une trop
large zone de Paris. Pour ne prendre toutes les précautions, les habitants sont
fortement invités à quitter la capitale toute affaire cessante mais tout en
gardant leur calme. » … Mon dieu, David, ma famille était sur les Champs
pour le défilé… … …
- David, je reprends la place de Denis qui ne peut pas
poursuivre dans cet état. Je termine de vous lire le communiqué : « En
France, il n’y avait pas eu d’attentat depuis plus de dix ans, depuis ceux du
RER B survenu le 25 juillet 1995. Malheureusement, il semblerait que cet attentat-ci
soit beaucoup plus meurtrier. » … Je reste en direct pour vous raconter
pas à pas la suite des évènements. Des militaires sont venus nous donner des
masques à gaz. Nous allons rester le plus longtemps qu’il puisse nous être
possible. Je voulais néanmoins vous dire que la chose m’est autant difficile,
moi aussi, tout comme Denis, j’avais des proches qui assistaient au défilé…
-Philippe, Denis, recevez toutes nos condoléances. La
rédaction et moi-même adressons toutes nos condoléances sincères aux familles
des nombreuses victimes. Leur nombre et leur identité nous sont pour l’instant
inconnus. Nous adressons aussi notre chagrin aux familles de tous les
journalistes qui couvraient l’évènement sur les Champs Elysées. Vous avez
entendu comme nous, le premier ministre serait décédé et le président serait
dans un état grave. De plus, il semblerait que ce gaz mortel se repende
rapidement, aussi, nous conseillons vivement à tous nos téléspectateurs
parisiens de suivre le conseil du gouvernement et de quitter temporairement
Paris. Ainsi, la rédaction, l’équipe technique et moi-même allons rendre
l’antenne le temps de quitter nos studios et de rejoindre le plus proche en
dehors de Paris. En attendant, le porte parole du gouvernement va émettre sur
nos ondes et vous délivrer les consignes d’évacuation de la capitale. »…
"Une attaque terroriste contre un pays est une attaque contre l'humanité toute entière." Kofi Annan.
Je mets en ligne mes écrits, sans prétention et sans ménagement. En espérant, pas forcément vous plaire, mais au moins vous sortir pour quelques temps de l'ordinaire...