Une mélodie me vient alors en tête. Elle m’ accompagne partout, où que j’ aille, mais elle n’ est pas particulièrement agréable. Elle est oppressante, dans le premier sens du terme. Elle semble asservir, elle pèse sur mon âme. Je sens cette musique taper sur mon cœur et sur mon courage. Je la sens frapper mon moral, je sens le rythme battre en adéquation avec mon cœur. Difficile de décrire une musique. Elle est pesante, vraiment sombre, avec un rythme lourd, comme une marche, en plus rapide mais plus perçante. Elle tape et tape encore. Tout le complexe semble baigner dans cette lugubre sonorité. Je ressens son rythme ternaire, c’ est un-deux et insistance sur le troisième temps. Le rythme est rapide, je dirais deux croches puis une noire. Parfois s’ entrecroisent le même rythme avec celui-ci mais en décalé, formant deux ternaires en un seul morceau, parfois s’ ajoutant, parfois recouvrant le rythme déjà oppressant. On ressent l’ atmosphère difficilement supportable. Cela pèse sur mon esprit mais se ressent aussi sur mon corps. Mes épaules supportent ce lourd poids. Il me faut continuer pourtant, me cacher, fuir et essayer de comprendre. Mais cet endroit est si impossible, si irréel. J’ ai traversé une pièce où la perspective n’ existait plus, des escaliers étaient face à moi mais aussi au plafond ou sur le mur de ma gauche. Un particulièrement, en colimaçon, partait de la base du mur de gauche, passait par le sol devant moi, pour se terminer au plafond. On se serait cru dans un tableau d’ impressionniste. Toute la perspective était annulée, impossible de tomber ou de sauter dans cette pièce, ces notions avaient disparues de cet endroit étrange et ce qui me semblait si loin au fond, cette porte vers une très accueillante sortie, était finalement à quelques pas de moi, où plutôt ai-je réussi à traverser cette étrange pièce en peu de temps et de mouvement. Je suis sûr que si je m’ étais retourné dans ma traversée, je n’ aurais vu que la même chose que devant moi. La musique est toujours aussi noire et dure. Ce n’ est pas forcement la musique finalement, compris-je au bon du long moment d’ adaptation, mais c’ est le rythme en lui-même, le boum boum du tempo est fort, appuyé, comme si des enceintes géantes étaient dissimulées partout dans chaque pièce. La description de ce phénomène est vraiment difficile, me dis-je intérieurement, c’ était comme si je marchais à la fois sur le son et à travers lui. Je ressentais tellement cette musique que je semblais me mouvoir en elle, sentant les ondes me traverser et me caressant, tel le vent sur une fleur. C’ est le genre de musique, dure, forte,oppressante, que j’ aurais parfaitement mis dans une usine, pour que mes ouvriers restent dans cette optique de contrôle, de pression sur eux. Difficile à comprendre, jamais je n’ avais vu chose pareille, mais depuis le début de mon périple, je dois admettre que peu de choses étaient « normales ».
I’m a soldier
Courant en tout sens, sans vraiment penser à me faire une carte mentale des lieux, je découvre l’ extérieur de ma cage dorée. Si celui que je viens de quitter dit vrai, je viens de m’ échapper, miraculeusement, d’ une gigantesque expérience, qui aurait pu durer encore un temps infini. Me voilà libre, en quelque sorte, libre des expériences, mais néanmoins emprisonné dans ce lieu qui ne me dit rien. Ce doit être donc une sorte de laboratoire ou de complexe. Vu les activités ici, tout doit être sous surveillance et sous contrôle. Il va me falloir faire attention à tout, ne pas retomber dans les griffes des personnes qui ont jouées avec moi avec si peu d’ humanité. C’ est à mon tour de prendre le contrôle, il est temps de me venger de ceux qui m’ ont fait souffrir. Il est temps de passer à l’ offensive. Ce que mon double, appelons cette chose ainsi, m’ a fait comprendre, c’ est qu’ il n’ était pas seul à combattre les personnes qui m’ ont fait subir tout cela. J’ ai donc une chance de me venger. Je peux courrir me terrer, espérer trouver la sortie, et quitter ce monde si étrange, si incroyable. Revenir dans mon monde, loin de toute cette science fiction. C’ est la première idée qui m’ a traversée l’ esprit. Me sauver pour me sauver. Et puis, parcourant ces pièces, croisant un tas d’ expériences étranges, vides mais terriblement effrayantes, je pense aux autres. Mon double a parlé d’ autres cobayes. Seul, mon action est limitée. Je ne suis pas dans un film américain ici, je ne vais pas pouvoir terrasser un million d’ ennemis seul et sans arme. Je ne suis certainement pas le héros de cette histoire. Mais j’ ai la possibilité de ne pas être seul, de sauver d’ autres victimes, et ensemble,comme le dit le dicton, on est plus fort. Et puis comme dit la chanson, ça fait moins peur de mourir à plusieurs. Je ne suis pas optimiste sur le fait de réussir à libérer d’ autres personnes et de combattre ceux qui nous on fait cela. Je ne suis pas optimiste du tout, car ils seront sans doute plus nombreux que nous, ils seront sans doute plus fort que nous. Je me dis juste que nous lutterons avec toutes nos forces, luttant pour ne pas retourner comme des animaux en cage. Je reprends néanmoins espoir en repensant en mon double, et pour deux raisons. D’ abord, il m’a dit qu’ il faisait partie d’ une faction. Si seulement je pouvais retrouver ces gens maintenant. Cela simplifierait les choses et sans doute pourraient ils m’ éclairer sur où je suis et comment combattre ou aider. La seconde chose qui m’ empêche de baisser les bras, c’ est que mon double, quelque soit cette chose à l’ origine, a donné sa vie, a détruit son existence, pour me laisser une chance. Il me faut absolument la tenter, quitte à tout perdre.
A mon tour de jouer
Oui c’ est quitte ou double. Mon intérêt est de doubler, de sauver ceux qui peuvent encore l’ être et sortir tout le monde de là. Si j’ échoue, moi je serais sans doute punis dans le meilleur des cas et je serais remis dans une expérience horrible avec cette fois une surveillance permanente. Dans le pire des cas, non seulement moi mais aussi tout ceux que j’ aurais réussis à rallier à ma cause périront, et sans doute pas avant de longues souffrances et tortures.Je tremble un peu à cette idée. Mais la musique oppressante qui règne dans ce lieu me décide vite de continuer à croire en ma chance, en ma conviction que ce que j’ ai enduré n’ est pas humain, est condamnable, appelle à la vengeance. Dans cet univers où les deux seules couleurs sont le vert foncé et le noir, je me dirige doucement vers les points où la musique est forte, cherchant à détecter toute activité, ne trouvant que peu d’ expérience comme celle que je viens de quitter. A aucun moment encore, je n’ ai vu d’ autres êtres humains dans ces lieux, aucun ami à aller sauver, aucune trace de la faction ou de ce que mon double a appelé l’ agence.
Je m’ enfonce dans un long couloir dont le vert irradiant transperce l’ obscurité environnante.
OH … MERDE !
Contact
Cette fois, ça y est. Le voilà, mon premier contact avec les autres cobayes…
aaah le v'la de retour ce quo vadis qui me brouille les méninges..comme c'est un peu long et que je suis un tantinet pressée..je reviendrai lire cela plus tard..passe une agréable soirée le nocturne
Bonjour Nocturne
Un sourire, on le donne et on le prend.
Un sourire, on l'offre ou on le refuse.
Un sourire, en un instant, suspend le temps
Un sourire, c'est une caresse
Comme une lumière qui nous inonde.
Alors, mon sourire je te l'offre
Et puis un sourire sa fait toujours plaisir
Même si lundi c'est pas youpi
Bisous Marie.
Je mets en ligne mes écrits, sans prétention et sans ménagement. En espérant, pas forcément vous plaire, mais au moins vous sortir pour quelques temps de l'ordinaire.
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