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Quo vadis ? II

Quo vadis ? II

 


Au secours, à l’aide…

 

J’étouffe, je crie, j’hurle. Je me réveille. Je suis en nage.

Mon dieu! C’ était un cauchemar.

Ma conscience émerge et commence à dissocier le rêve de la réalité.

Quelle frayeur. Tomber sans cesse, infiniment.

 

Pour me rassurer, je cherche la lumière, ce bouton près de la tête de lit. Ma lampe de chevet.

Je dois être encore un peu embrouillé. Ma main cherche désespérément dans le vide.

Je ne trouve pas ce satané bouton. J’ allonge le bras. Je ne sens rien, ne touche rien.

 

C’ est anormal.

Je ne touche ni bouton, ni fil, ni lampe, ni même table de chevet.

 

Ah ! Je sais ce que c’ est, j’ai du me retourner dans mon lit.

Ca m’ est déjà arrivé quand j’ étais jeune, quand je jouais sous la couette avant de m’ endormir.

J’ inverse donc ma position dans le lit. Je me retourne.

Je me suis fais peur tout seul.

Cela vient de ce sale cauchemar.

Bon, où est ce bouton diabolique ?

J’ ai beau chercher, je ne touche toujours rien.

 

Stop, prenons trente secondes pour réfléchir.

Je m’ assois au bout du lit, dans l’ intention de me lever et de chercher à l’ aveuglette un interrupteur.

Une chose m’ arrête cependant.

Un réflexe soudain qui m’ intrigue extrêmement.

Mes pieds ne touchent pas le sol.

Ils sont dans le vide…

Mais comment est-ce possible ?

Aussi rapidement, je retire mes pieds.

Je me mets alors à parcourir tous les espaces du lit et plonge ma main au dehors, le plus loin possible.

Rien…

Mon mur est à l’angle de deux murs, et là, il n’ y en a plus aucun.

Ni avec le sol…

 

C'est pas vrai ! Le cauchemar continue!

Mon plancher ! Mes murs !

Où ont-ils bien pu disparaître ?

Je suis dans un état d’ hébétude totale, je ne comprends pas ce qu' il m’ arrive.

La situation est beaucoup trop grotesque.

Mon esprit logique a du mal à ne pas disjoncter.

Déjà que le cauchemar m’ a rendu bien nerveux, voilà qu’ en me réveillant, je perds mon plancher et mes murs !

Mon lit est-il en lévitation ou quelque chose comme cela ?

 

Je prend un de mes trois oreillers et le laisse tomber juste à coté du lit.

L’ oreiller tombe, je le sens, je l’ imagine.

Mais aucun bruit ne vient confirmer qu’ il a rencontré un quelconque sol.

Ce n’ est pas possible, on me fait une farce.

Il n’ y a pas d’ autre explication.

 

Mais où suis-je ?

Que m’arrive t-il ?


Est-ce un syndrome post cauchemarintemporello-interdimentionnel ?

Ah mais non ! C’ est tout simple, je suis bête, je dors encore !

J’ ai du faire un cauchemar dans mon rêve…

Bon c’ est tiré par les cheveux, mais c’est la vérité, j’ en suis convaincu.


Je ne souhaite pas m’attardez ici.

Je fais comme dans mon cauchemar, je me pince.

Je ressens la douleur… Mouais… Cela ne veut rien dire, dans le cauchemar aussi je la ressentais.

Et puis c’ est assez drôle dans le fond, je suis en train de rêver que je suis en train de me pince pour arrêter de rêver.

Quoi de plus logique ?

 

Ma situation est vraiment ridicule.

Je vois déjà la tête que j’ aurais à mon réveil.

Je prend un second oreiller, le tient contre moi.

Je me recroqueville. Je me dis que pour sortir rapidement de ce rêve idiot, je vais dormir dans cette pseudo réalité.

Mais au bout de vingt minutes de cette tentative de sommeil, je dois reconnaître que je n’ y arrive pas.

Je jette mon oreiller le plus loin possible.

Je n’ entends toujours rien.

 

Je suis dans l’ obscurité la plus totale.

Il y a peu de temps encore je tombais sans cesse.

Cette fois, je suis sur mon lit, rien ne tombe, enfin je ne sais pas trop. Je ne suis même pas sur pour mes oreillers.

Il y a donc ce lit que je connais bien, il y a ces draps qui sont les miens, habituels, et il y a ce dernier oreiller.

Le reste, à savoir mes deux murs, mon plancher, mon tapis, ma table de nuit, mes chaussons sur le tapis, et la lampe sur la table de nuit, ma lumière, ce bouton, tout a disparu.

C’ est plutôt cocasse… dans un premier temps. Maintenant c’est surtout très déroutant, pour ne pas dire effrayant.

 

Bon, une situation totalement impossible.

Tout comme dans ce cauchemar.

La seule explication logique est donc que je suis toujours dans ce cauchemar.

Je dois me réveiller !

Facile à dire.

 

J’ ai beau faire tout un tas de petite expérience, rien ne me réveille.

Je reste là, à ne savoir que faire.

Tout à l’ heure, il a fallu que je pense à la mort pour passer à ce nouvel état.

Mais je suis convaincu d’ être dans un rêve.

Et que peut-il m’arriver dans un rêve ?


Je décide d’agir.

Cette farce n’ a que trop durée.

 

Je m’ enroule dans les draps et me fais rouler en dehors du lit.

Etrange sensation.

Tout est toujours aussi noir autour de moi.

Le lit n’ est juste plus là.

Cette fois, contre toute logique, mais faut-il en chercher dans un tel endroit, je ne tombe pas.

Je me sens suspendu en l’air.

Il n’ y a rien autour de moi, juste du vide.

Et je fais parti de ce vide, je n’ ai aucune interaction avec le monde réel.

Newton, ta théorie ne marche pas dans les rêves, sache-le.

 

Mon esprit, toujours plus rapide que le reste, façonne encore de nombreuses hypothèses, mais aucune n’ est logique, exemptée celle de prendre en compte que je dors et qu’ ici aucune logique ne s’ applique.

Si ce rêve doit refléter mon esprit inconscient, et bien c’ est un beau bordel incompréhensible là haut.

Il faudrait que j’ en touche un mot à un psy.

 

Bon en attendant, je suis là, à rien ne faire, simplement à attendre.

Dans mon cauchemar, je pensais à mourir.

Je déchire une partie de mes draps, fais un nœud autour demon cou et tire très fort.

Pourquoi faut-il toujours que je pense à me faire du mal pour me réveiller ?

Cela aussi il faudra que je demande au psy.

 

Quelle pitié, je ne sais pas ce qui me force à me sauver la vie, toujours au dernier moment, à la dernière inspiration.

Avec beaucoup de patience, j’ attache un bout du drap à mes mains, puis une autre à mes pieds, puis je passe le drap autour de mon cou et je termine en m’ attachant la dernière main libre.

Si bien que maintenant mes mains attachées ne pourront me sauver, et je vois mal comment j’ y arriverai avec les pieds.


J’ attends, encore. Rien ne se passe.

Je tire. Le nœud coulant se referme sans possibilité de retour en arrière.

J’ étouffe, devient rouge, suffoque.

Réaliste, ce cauchemar.

Je bave, maintenant, je vire au violet.

Mes poumons me supplient d’arrêter.

Mon esprit aussi, tout mon corps demande à survivre.

Seule ma bêtise me pousse à croire que ce moyen est l’ échappatoire.

 

Je me meurs, je m’ étrangle, je suffoque.

Et au moment où je tombe dans l’inconscience, la lumières’allume…




 

Ajouté le 12:50 à Saturday, March 22, 2008
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Commentaire sans titre

bon dimanche.. joyeuses pâques ..que dieu nous épargne ce genre de cochemard ..c'est presq être mort vivant +5*

bribescoeur - 05:37 - Sunday, March 23, 2008

Commentaire sans titre

bonne soirée Nocturne..+5*

bribescoeur - 04:40 - Friday, March 28, 2008

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