Escapades Nocturnes

La plus belle vie au monde

 


 

La plus belle vie au monde

C'est d'avoir connu

La plus belle nuit du monde

Et de garder en mémoire

Dans les profonds méandres

De la conscience, inconscience et subconscient

Le moindre détail

De la plus fabuleuse des nuits.

 

Ton odeur, ta présence, ta peau,

Ta respiration, tes gestes, ta chaleur,

Ton corps contre le mien, tes cheveux,

Tes doigts, ton poids, ta taille,

Ton espace dans le lit, ton sommeil d'ange,

Et tout l'érotisme que dégage ta présence dans mon lit

Cette fameuse nuit...

 

La plus belle vie

Est d'avoir connu ce genre d'instant

Instantané, passé, oublié, gâché,

Vendu, détruit, détourné, ignoré

Mais ressuscité

Et comme la mémoire par le plus beau des souvenirs,

Comme un instant de bonheur total

 

Être deux amoureux dans un lit

Pour ne faire plus qu'un

Symbiose, fusion, transformation

Métamorphosé en un seul amour

 

Quand l'autre et soi deviennent le nous rédempteur,

Celui avec qui tous les maux disparaissent,

Celui qui ouvre la terre en deux

Et fait apparaître un temps, ô combien éphémère,

Le paradis sur terre,

Le bonheur de la vie,

L'amour dans une vie.

 

 

Il sera toujours plus à plaindre

Celui qui n'a jamais aimé

Que celui qui a perdu l'amour.

 

 

 

escapades nocturnes poesie


Ajouté le 01:33 à 6/8/2012
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Renunciation

 




She waited…


But she knew that this waiting would soon be finished.

Soon that would be finished …


Nine days being crossed since “disaster”. They had always believed that they can bring elements under control, purged from hostile conditions. They achieved to create an atmosphere, a bearable environment, where they can live. They use many inventions, they conditioned the planet. Martians lived by this control. But nine days ago they lost it.


Something or someone had open Pandora’s Box, for an unknown reason that no one will never know…

In the distance, fire electromagnetic storms appear.


Quickly, authorities had alerted Martians about this phenomenon. They can’t say how long that will be present on the planet, but not after many generations. Authorities don’t want to use the true words, like “irremediable”,“infinity”, “Martian catastrophe” or “destruction of Martianity”…

They were very clear on the two choices. The Mars's population had to leave the planet and never come back, or to stay... and die.


Mr and Mrs K refuse to leave: they can’t leave this place where they lived all their life, and their ancestors before them.


Slowly, she can see the first lightning who announces the incredible tempest that will soon come in this crystal house. This tempest, at the horizon, gives fear to Mrs K, but also a feeling of admiration. The phenomenon already brings rubbish from hot sands, electrical minerals components, and also pieces of Martians body.


Mars takes her rights back, sweep any non-natural presence from the surface, with the intention to start again evolution from his origin. This flood of fire and sand was going to take and destroy everything...


For more than three days already, the last shuttles had left the redplanet. There remained no more than a Martians' weak percentage on the planet, ready to confront the anger of this one. The most part had preferred running away, it was understandable.

But it was also comprehensible to want to stay, as MR and Mrs K.


She hears the storm now, a loud sound, blend of deafening flashes of lightning of sands, synthetic noise of the electromagnetic rain and the wind, especially, which slapped quite other sound.


Mr K approached to see this extraordinary show and puts his hand around Mrs K's hip.


Soon that would be finished …



escapades nocturnes renunciation


Daddy where are you now
Forgot about your vow?
You promised you'd return and take me to Earth
Did you have to fight that war
What was it all for?
The honor of one's name, what is it worth?
I'm all alone - we're all alone
My future's unknown - our future's unknown
I reach out to the stars out here in my house on Mars
Mother did you hear me cry?
You never told me why
You put me in this world of rock and dust
No friends for playing games
No foes who scorn my name
Computerized machines of steel and rust
Is this my home? - this is our home


This desolate dome - this desolate dome
I call out to the stars: I'm alone in my house on Mars
I'll never smell the ocean breeze
I'll never climb the highest trees
I'll never feel the burning sun
I'll never meet my chosen one... in my house
Daddy I forgive you now
You could not keep your vow
You will never return, I'll never see Earth
My time has come - our time has come
I'm emotionally numb - emotionally numb
I'm headed for the stars, I'm leaving my house on Mars
No friends in my house on Mars
No foes in my house on Mars
I was born in my house on Mars
I will die in my house on Mars

Ayreon - My House on Mars


Ajouté le 01:27 à 29/2/2012
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Sakunakahori

 




Prostrée au milieu du rojiniwa, Sakunakahori avait envie de crier.


Elle qui d'habitude aimait se promener le long des jardins japonais immenses de la propriété, avait décidé se réfugier en plein cœur du plus calme et triste d'entre eux... Correspondant à ce sentiment inqualifiable qu'elle ressentait actuellement... Elle ne pouvait que pleurer et hurler sa douleur à travers la nature froide et figée.


Ce sentiment, parfaitement interdit par les codes de conduite sociaux et notamment l'amae, la rongeait depuis déjà un long moment. Mais ce serait le déshonneur de l'avouer à qui que ce soit, et encore moins de passer à l'acte... Lors de son éducation, par ses parents ou à l'école, on lui avait toujours enseigné que le suicide était proscrit depuis longtemps de la civilisation japonaise, que c'était l'acte le plus outrageux possible, le crime suprême perpétré contre soi-même...


Mais alors, comment expliquer, se demandait-elle, qu'elle ressente autant le besoin de mourir, de disparaître, de se supprimer de la vie, de ne plus exister... Sakunakahori devait, faute de mieux, refouler ce désir de mort, cette honte impardonnable de quitter le monde avant son heure, sans avoir fait quelque chose de sa vie, avoir apporter quelque chose au monde... Le Japon est le pays où il y a le moins de psychologues ou psychiatres, simplement parce que personne ne peut avouer ses démons intérieurs, ses réels désirs ou pensées. Il fallait être normé, comme tous les autres, et suivre la voie qui avait été tracé pour eux par d'autres...


Elle repensait à cette société occidentale qui se plaignait souvent d'une trop grande possibilité de choix. Elle hurlait de colère et d'impuissance. Si seulement elle aussi pouvait avoir le choix... Mais même la mort était interdite, elle aurait des conséquences sur tout son entourage, ses parents, sa famille, ses voisins, ses camarades de classes, ses quelques amies... C'était ainsi, elle devait se plier aux règles, il fallait penser à la communauté avant de penser à soi.


Un flocon tomba près d'elle, immédiatement suivi par une dizaine d'autres, légers, si blancs, si faibles et si éphémères, pensa t-elle. Le vent se leva, une brise renforça son frémissement, déportant légèrement les flocons de neige devenant de plus en plus conséquents.


Tremblante, Sakunakahori se releva et regarda le ciel sombre et pollué de la ville au loin, les arbres secs, les jardins d'hiver, les dernières feuilles, indices d'un automne passé, et ce ciel qui continuait à pleurer blanc de plus en plus fortement. Elle regarda à nouveau au sol, les flocons assombrissaient les galets de l'allée du jardin, remplaçant le gris caillouteux par un blanc virginal, masquant les signes de l'organisation de l'ikebana.


Alors Sakunakahori s'allongea par terre en grelottant, fixant le ciel, les doux flocons sa recouvrant lentement. Le froid n'était pas sa préoccupation, pas plus que le vent qui commençait à balayer le paysage d'hiver autour d'elle.


Elle aurait voulu être un flocon, se dit-elle, avant de doucement fermer les yeux. Être un simple flocon qui descend doucement du ciel, pour finir fondu, disparu à la première chaleur... Ou alors le vent, si puissant, qui fait vivre la terre... Ou encore être un jardin japonais, bien entretenu, calme et reposant, et enfin apaisé... En réalité, elle aurait voulu être tout sauf ce qu'elle était à présent.


Elle voulait perdre ce qu'elle avait désormais, elle voulait fondre comme le flocon de neige, elle voulait partir d'un souffle comme le vent, elle voulait la quiétude et la paix comme dans ce jardin en hiver... Elle voulait autre chose que la vie, elle voulait fuir sa société et ses responsabilités, de ses règles et de ses formalités. Elle voulait retrouver le néant et ne plus penser, elle voulait tant et tant...


En plein milieu d'un jardin japonais, au début de l'hiver, Sakunakahori s’endormit lentement, recouverte d'un doux voile de neige, que l'hypothermie délivra de ses soucis de la vie.



escapades nocturnes sakunakahori


Ajouté le 19:38 à 31/10/2011
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Quo Vadis ? XX

 




Un point suivi d’une ligne qui s’étend à l’infini, fluctuant sans cesse entre haut et bas, au rythme d’un bruit répétitif…



          Des hommes, des femmes et des enfants. Des êtres humains comme moi. Des personnes emportés par les songes, perdus dans les méandres d'esprits, manipulés ou formatés, contrôlés, étudiés puis... disséqués, démembrés, analysés, découpés, écrabouillés, torturés... tués sans aucun état d'âme et ramenés parfois à la vie pour continuer les expériences. Sujets d'études et d'amusements, brisés comme de simples et vulgaires jouets, détruits et annihilés en masse. Génocide, disparition de tout respect à la vie, nous sommes considérés comme des insectes nuisibles mais inoffensifs. Sous-développés, dans le meilleur des cas rapidement tués, parfois promus au rang d'esclaves, généralement inconscient de la réalité, simplement baignés dans une des nombreuses expériences horribles que ces choses nous font subir avec une certaine délectation...


          L'Agence, la Faction, quelque soit le nom qu'ils se donnent, sont deux branches dissidents d'une même horreur, d'une puissance qui nous est supérieure, qui ne cherche qu'à simplement s'amuser en se débarrassant de nous. Ce qui se joue sous mes yeux n'est rien d'autre que le début de l'extermination d'une race toute entière. Non ! Toute cette entreprise est encore plus grande, plus folle, plus irréelle : la race humaine n'est pas la seule enfermée dans cet endroit fou qu'ils nomment Complexe. Au cours de fuite désespérée, j'ai bien pu voir l'étendue des atrocités commises en ce lieu et sur des espèces loin d'être humaines. Peut être suis-je en train d'assister à l'annihilation de toute forme de vie dans l'univers en ce lieu. Seule la race de mes tortionnaires existerait après avoir complètement détruit toute autre trace de vie, quelle que soit cette dernière.


         La tête me tourne, rien qu'en imaginant la disparition de l'être humain, je n'arrive pas à me représenter la destruction pure et simple de la vie. J'ai été catapulté dans un univers inqualifiable où je me bat à chaque instant pour quelques minutes de survie supplémentaires. L'immensité de la vérité est trop forte à supporter.


           C'est un rêve... Un cauchemar, je veux dire. En tout cas, ce ne peut être la réalité. Rien ne peut être aussi incroyable que ce que je vis actuellement, ou plutôt que je pense vivre. Il faut que cela cesse, que ce rêve implose et que je m'échappe de cette monstruosité. Je dois me réveiller, rien n'est compréhensible en ce lieu, rien n'est réel, je dois me détacher de cette atmosphère qui m'engloutit, je dois me battre pour en sortir...


           Quelque part, dans un endroit calme et protégé, il doit y avoir mon corps qui dort profondément, certes troublé et agité par ce cauchemar, mais je vais me réveiller, je vais me réveiller, je dois me réveiller...


         Auprès de moi, il y a cette lumière verte diffuse, malsaine, obscurcissant les ténèbres qui m'entourent... Après tout, je n'ai qu'à arrêter de lutter, à cesser, à me rendre... pour que tout finisse... que tout cela cesse... et que je retrouve la quiétude d'esprit.


           Mes yeux ont une immense envie de s'avouer vaincus et ne cessent de cligner. Après tout, le sommeil me sera salvateur...



Foutaises !



            Les choses se sont passées très vite. Au moment où je commençais à m'éloigner du réacteur, où la lassitude et le désespoir commandaient mes gestes, l'incroyable tension qui pesait sur moi disparu.


          Je me retrouve entouré des créatures abjects de l'Agence et de la Faction. Mes tortionnaires semblent étonnés de me voir reprendre mes esprits et arrêtent d'avancer vers moi. Je comprends alors en un instant ce qu'ils étaient en train de me faire. Et moi qui allait me laisser faire... Me laisser endormir, refusant de croire en la réalité, souhaitant fuir et ne pas me confronter à la situation. Ils m'ont encore une fois manipulé, ils ont réussis à modeler mon esprit, à me conditionner, à me contrôler... Je ne sais par quel miracle je suis parvenu à faire tomber cette domination, mais il est clair qu'ils ne vont pas rester inactif face à cet échec.


           Je me relève et use de mes forces, encore faibles, qui me reviennent,et me retourne alors pour courir vers le réacteur et sa source d'énergie obscure en son centre. Pris de vitesse, les créatures ne réagissent pas immédiatement et j'atteins la source avant eux.


            De part et d'autre, les créatures de la Faction et de l'Agence m'encerclent. Plus question cette fois de rivalité, il semblerait que je représente un trop grand risque pour me laisser encore agir selon ma volonté.



Ouverture du bal...



          « Vous avez failli me mettre à genou et à abandonner. Vous m'êtes supérieur et je ne peux lutter contre vous. Mais pour agir ainsi, vous avez aussi peur de moi, ou du possible danger que je représente. Vous avez fait de moi votre expérience, votre sujet préféré. Jusqu'à ce qu'un dysfonctionnement, une querelle davantage politique qu'idéologique ne permette un événement imprévu : mon réveil et ma disparition. J'ai réussi à vous échapper, moi qui était votre mascotte, votre attention première. Mais cela aussi faisait peut être parti de vos plans ou d'une expérience à plus grande échelle. Quoiqu'il en soit, j'ai percé la vérité à jour, et derrière la prétendue opposition qui semblait vous animer, vous m'avez simplement montré que vous aviez les mêmes ambitions atroces... Toutes ces vies perdues en ce lieu, toute cette inhumanité, cette destruction systématique de l'espoir puis de la vie... Je ne parviens pas à saisir le sens de tout cela, vous avez, et depuis longtemps, dépassé les limites de mon système de valeurs, vous êtes encore plus horrible que tout ce que j'aurais pu imaginer de terrible. Tout au long de ma fuite, j'ai entendu les plaintes, les cris et les douleurs de ces vies qui s'éteignaient devant moi. Les expériences que vous nous avez fait subir ne sont rien de moins que des prétextes à l'annihilation de la vie... »


           Autour de moi, chacun prit la parole à tour de rôle, mais les phrases ne me venaient que comme une seule et unique voix.


          « Sujet numéro 3, nous vous avons sous-estimé, certes. Vous avez dépassé nos meilleures espérances et nous avons été surpris de votre parcours jusqu'ici. Nous vous avons offert de revenir parmi nous. Cette proposition est toujours d'actualité. Vous serez considéré comme il se doit. Selon votre avis, nous vous effacerons la mémoire complètement ou partiellement, supprimant ainsi les choses qui ont pu vous heurter. Vous n'étiez pas censé découvrir autant de chose sur ce qui vous entoure. Vous n'auriez même jamais du vous sortir vivant de la dernière expérience. Faites désormais preuve de raison et rejoignez nous. Éloignez vous de ce réacteur, offrez vous à nous, montrez nous encore vos talents et vos aptitudes humaines, montrez nous encore votre grande personnalité et votre admirable morale. Nous apprendrons de vous, nous évoluerons, sans doute gagnerons-nous en maturité, en stabilité et en humanité... »


          « Quel beau discours, de la part de créatures ignorant ce qu'est cette notion d'humanité, du respect et de la valeur de la vie. Créatures horribles, vous souhaitez de moi que je vous divertisse, que je sois votre marionnette, votre pantin, votre objet. Vous avez tellement contrôlé la vie que vous la pensez trop prévisible... S'il y a bien une chose que j'ai compris, c'est que je ne peux en aucun cas vous faire confiance, et que je préfère mourir que de me rendre... »


           Je plongeais la main dans le rayon du réacteur. Cette fois la secousse fut plus virulente, tout autour de nous semblait trembler, un tonitruant grondement venant du fin fond des entrailles du Complexe se fit entendre. La sensation était irréelle, je sentais l'énergie me dévorer et en même temps ne pas apprécier cette intrusion en elle. J'enfonçais alors mon avant bras.



Dansez maintenant !



          La secousse fut terrible, une partie des installations en hauteur s'écroulèrent. Des passerelles, des portes, des salles entières chutèrent violemment vers les profondeurs du Complexe. Il n'y avait plus d'échappatoire...


« STOP ! Numéro 3 ! Vous avez gagné, arrêtez-vous immédiatement ! »


           Je relâchais, non sans mal, ma pression sur l'énergie du réacteur.


         « Très bien, vous disposez d'une certaine... puissance d'argumentation. Nous allons alors vous dire la vérité, quoi qu'elle nous coûte. Vous êtes ici dans l'endroit le plus profond que nous avons exploré. Jamais aucun de nous n'a été plus loin dans le Complexe. Ce réacteur en est la principale source d'énergie. Si vous le perturbez davantage, vous risquez de provoquer une réaction en chaîne dramatique, qui mettrait fin à votre vie ainsi qu'à toutes celles de vos congénères... »


           « Vous ne souhaitez évidemment pas être la cause de tant de destruction de vie, vous qui semblez y être si attaché ! Vous disposez d'un moyen de négociation, alors nous vous écoutons, que nous proposez vous ? Que souhaitez-vous ? Nous vous écoutons et nous allons voir ce que nous pouvons vous offrir. »


         Lentement, je regardais tour à tour mes interlocuteurs. Une nouvelle lueur habitait leurs yeux, une expression que j'aurais décrite comme étant l'inquiétude. Mais je sentais qu'ils continuaient à jeter à nouveau leur emprise sur moi. Alors sans réfléchir, j'avançais vers le rayon du réacteur.


            La pression disparut encore. Les créatures autour de moi se mirent à crier.


          « SUJET NUMÉRO 3 ! Ne faites pas cela. Réfléchissez, souhaitez-vous condamner toutes les entités encore vivantes dans tout le Complexe ? Vous les avez vu par vous-même, elles sont légions. Toutes enfermées dans des expériences, où leur attend des épreuves plus ou moins heureuses. Nous pouvons négocier, nous pouvons modifier les conditions des expériences, nous pouvons limiter voire supprimer les morts gratuites, nous pouvons négocier ! Faites appel à votre raison, utilisez les dernières forces qu'il vous reste pour vous concentrer sur la question : ne nous condamnez pas tous à disparaître ! Rejoignez-nous, vous seras exempté d'expérience, vous pourrais même en diriger certaines ! Abandonnez votre idée folle, oubliez cet espoir de mourir, vous êtes beaucoup trop précieux pour nous ! Ralliez-vous à nous ! Quelque soit vos revendications, nous promettons de nous engager à les respecter ! »


           Les créatures étaient alors à quelques mètres de moi à peine. Elles déchargèrent une puissance écrasante sur mon esprit, l'envahissant d'images heureuses de certaines de mes épreuves et d'épreuves d'autres cobayes. Paysages idylliques... sentiments de joie... de plénitude... de réjouissance... de jouissance... représentations humaines du bonheur...


             Je basculais alors un pied à terre. Rompus, je n'avais plus de choix, plus d'option, plus d'alternative. Je rassemblais mes dernières forces et me relevait.


          « Ce... ce que vous appelez... espoir... vous... vous ne savez même pas... ce que cela représente... nous... nous... êtres humains... nous n'acceptons de vivre ainsi... je vais... je vais vous montrer... ce que nous appelons... l'énergie du désespoir... Il vaut mieux...mourir libre... que de vivre privé... de liberté ! »


          Je me retournais alors et m'élançait dans le réacteur, dans son centre, dans ce rayon d'énergie concentrée, parsemée de nombreuses variations de vert et de noir, seules couleurs en ces lieux de ténèbres. J'avais agis comme l'avais dicté ma conscience, j'avais décidé de mettre fin à toutes les souffrances... J'avais sauté en espérant que mon geste sauverait toutes les vies emprisonnées dans ce lieu de torture. Au milieu de ce tourbillon d'énergie qui me dévorait désormais totalement, j'eus une dernière pensée pour les autres évadés, peu nombreux. Ma dernière pensée fut malgré tout de l'espoir : j'espérais que ceux qui avaient réussis à s'enfuir, et qui n'avaient pas fait l'erreur comme moi de se précipiter vers l'abysse du Complexe, avaient pu trouver une sortie et quitter ce lieu en passe d'être détruit.


            Dépassant les instincts de survie et les règles élémentaires à l'être humain, mon aventure au travers de toutes ces expériences avait forgé une nouvelle valeur, plus importante encore que toute autre. Il n'était plus question de vie désormais, mais de liberté...



            Des flammes vertes et noires avalèrent mon corps, la source du réacteur devint instable, toutes les parois de la caverne se mirent à trembler puis à s'effondrer alors que les créatures qui étaient mes bourreaux il y a encore une minute était désormais en train de hurler à la mort, cris de haine et de folie, couverts immédiatement par une explosion provenant du fin fond des profondeurs du Complexe, se répandent comme une flèche, engloutissant tout sur son passage, l'incontrôlable langue de feu verte détruisit toute chose, vivante ou non, sur son passage, entraînant la destruction des expériences, des laboratoires, des salles de surveillances, des explosions en chaîne de fin du monde firent disparaître en un instant ce lieu indescriptible qu'avait été le Complexe...



Et que ce soit la dernière des danses...




Quo Vadis ? XX Escapades Nocturnes

Ajouté le 20:18 à 23/9/2011
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Jardinièretés

 


 

L’inspiration préparant ses bagages,

J’eus l’esprit, prolifique j’en conviens,

De mettre en terre ma dernière idée.

 

D’un triste état de patience,

J’organisais mon temps à fleurir

Le parterre d’espérance.

 

Sous mes pieds, lentement,

Un germe de pensées

Se mit à pousser gentiment.

 

Et sans brusquement,

Dans le petit jardinet,

L’arbre des idées poussait.

 

Chaque jour, en l’arrosant,

Je n’avais plus qu’à me pencher

Pour cueillir des idées.

 

Dans un arbre poétique,

Être le propre jardinier

D’une pensée fleurissante.

 

Inspecter et se soucier

De cette source de plaisir

Pour ne plus manquer

L’important moment à saisir

Où l’idée est bien mûre,

Prête à être consommée.

 

Et surtout, ne pas faire parjure,

Devant l’arbre des rêveries et des idées,

De les laisser faner.



jardinieretes escapades nocturnes poesie



Ajouté le 02:05 à 20/3/2011
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A propos du blogueur

Je mets en ligne mes écrits, sans prétention et sans ménagement. En espérant, pas forcément vous plaire, mais au moins vous sortir pour quelques temps de l'ordinaire...

Escapades Nocturnes


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